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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 06:33

 Thaïlande - la police monte d'un ton...

 

Thaïlande - la police monte d'un ton...

La police de Bangkok a sommé vendredi des manifestants de quitter un aéroport où ils sont retranchés, alors qu'un de leurs dirigeants a rejeté toute possibilité de compromis.

"Les manifestants et leurs leaders doivent" évacuer l'aéroport Don Mueang, "faute de quoi les forces de l'ordre prendront" toutes les "mesures nécessaires", a affirmé le chef de la police métropolitaine de Bangkok, le commandant Suchart Mueankaeo, dans un premier avertissement officiel.

Chef de la police limogé

Cette fermeté affichée tranche avec le discours des autorités qui ont répété à l'envi qu'elles privilégiaient le dialogue. Le Premier ministre Somchai Wongsawat a encore réaffirmé vendredi que tout serait fait pour éviter une confrontation.

Mais, dans le même temps, Somchai Wonsawat a limogé le chef de la police nationale, le général Patcharawat Wongsuwan, qui avait refusé à plusieurs reprises de lancer l'assaut contre les manifestants.

Le commandant adjoint de la police régionale, Piya Sorntrakoon, avait affirmé plus tôt que les manifestants avaient accepté des pourparlers, ce que le leader royaliste de "l'Alliance du Peuple pour la Démocratie" (PAD) a fermement démenti.

"Le Premier ministre m'a contacté aujourd'hui pour négocier. Il n'y aura pas de négociations. S'ils veulent intervenir, qu'ils n'hésitent pas", a lancé l'opposant Sondhi Limthongkul qui dit aussi avoir conseillé à Somchai Wongsawat de "s'exiler en Birmanie dans les 48 heures".

Affrontement pressenti

Vendredi après-midi, des dizaines de policiers anti-émeutes, armés de matraques et de boucliers, se sont regroupés aux abords de l'aéroport Suvarnabhumi. Ils ont établi un périmètre de sécurité mais n'ont engagé aucune action contre les partisans du (PAD), qui encerclent toujours le principal terminal de l'aéroport.

De leur côté, les opposants se préparaient à un assaut des forces de l'ordre et se disaient prêts à mourir plutôt que de quitter les lieux. "Nous n'avons pas peur de la police car nous aimons notre pays et nous aimons notre roi. Nous n'avons pas peur de mourir", a déclaré Toy, un manifestant âgé de 53 ans.

Le Premier ministre a déclaré l'état d'urgence jeudi dans la zone des deux aéroports, alors que l'hypothèse d'un coup d'Etat se fait insistante. Dans une allocution à la nation, le chef du gouvernement a déclaré que la police et certaines unités de l'armée s'efforceraient de mettre fin au blocage des aéroports qui, a-t-il dit, nuit gravement à l'économie du pays.

Le Premier ministre reste au nord

Par ailleurs, il a décidé de rester "indéfiniment" à Chiang Mai (nord) en raison de "tensions" avec l'armée et "pour sa propre sécurité", selon un porte-parole gouvernemental.

L'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), qui organise depuis six mois une vaste campagne anti-gouvernementale, a refusé de céder et promet une épreuve de force. Des "gardes de sécurité" de la PAD, armés de bâtons et de barres de fer, étaient postés sur des barricades interdisant l'entrée de l'aéroport international Suvarnabhumi, où près de 15 millions de personnes transitent chaque année.

 

 

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Published by cedric - dans Actualites
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