Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 19:33
Les relations avec les Européens au XIXe siècle




















Territoires perdus par le Siam, 1867-1909

Les relations avec les Européens au XIXe siècle

Après la victoire des Anglais sur le royaume birman d'Ava en 1826, les héritiers de Rama I s'inquiètent de la menace du colonialisme européen. La première reconnaissance thaïe d’une puissance coloniale dans la région est formalisée par la signature d'un traité d'amitié et de commerce avec le Royaume-Uni en 1826, le traité Burney.

En 1833, les États-Unis inaugurent des échanges diplomatiques avec le Siam, nom que le royaume porta jusqu'en 1939, et de nouveau entre 1945 et 1949. Cependant, c’est pendant les règnes du roi Chulalongkorn, et de son père le roi Mongkut que la Thaïlande a établi un rapprochement ferme avec des puissances occidentales. Les Thaïs considèrent que les qualités diplomatiques de ces monarques, ajoutées aux réformes modernes du gouvernement siamois, ont fait du Siam le seul pays en Asie du Sud-Est à éviter la colonisation.

Progressivement, au XIXe siècle, le Siam recule face à deux puissances européennes : le Royaume-Uni et la France. Ces deux puissances grignotent le Siam, à la fois territorialement sur ses marges, et sa souveraineté.

La France, en 1873 et 1883, intervient deux fois pour mettre fin au piratage des Pavillons noirs dans le Tonkin, théoriquement sous protectorat siamois. En réaction, le Siam occupe Luang Prabang en 1883, mais ne peut empêcher l’installation d’un vice-consulat français dans cette ville en 1886 (Auguste Pavie), ni l’annexion en 1888 de 72 cantons par la France.

En 1893, plusieurs incidents opposent le Siam et la France : soit celle-ci les provoque, soit elle exagère leur importance, faisant ainsi monter la pression, jusqu’à l’envoi illégal de deux canonnières à l’embouchure du fleuve Chao Phraya, dont les capitaines annoncent leur intention de remonter jusqu’à Bangkok. Le Siam se met en tort en ouvrant le feu : le casus belli est saisi par le résident français à Bangkok, Pavie. Celui-ci exige l’abandon de la rive orientale du Mékong ; un blocus est mis en place à l’embouchure du Chao Phraya. Le Siam cède, et la France ajoute à ses exigences une zone démilitarisée large de 25 km le long de la rive occidentale du Mékong, plus les provinces de Battambang et de Siam Reap. La ville de Chanthaburi est occupée par une garnison française (traité signé le 3 octobre 1893).

Le 13 février 1904, la France annexe Luang Prabang et Champassak.

Du côté anglais, des provinces sont réunies à la Birmanie. Le chemin de fer vers Singapour est concédé en exclusivité à une société britannique. Le Royaume-Uni obtient de plus l’assurance qu’aucun canal ne sera percé dans l’isthme de Kra.

Le traité anglo-siamois de 1909 établit la frontière moderne entre le Siam et la Malaisie britannique. Le Siam doit céder à l’Angleterre les états malais de Kedah, Kelantan, Perlis et Terengganu, jusque là ses vassaux et qui deviennent protectorats britanniques. La suzeraineté thaïe est maintenue sur le royaume de Patani (divisé depuis pour donner les provinces de Pattani, Yala, Narathiwat) et le district de Setul, détaché du Kedah (et devenu depuis la province de Satun).

Une série de traités avec la France a fixé la frontière orientale présente du pays avec le Laos et le Cambodge, le Siam plus tôt avait fait des réclamations et dans une certaine mesure contrôlé ces deux territoires.

Au total, le Siam a perdu 456 000 km² durant le règne de Chulalongkorn.


Les relations avec les Européens au XIXe siècle

voir aussi  Culture Franco Thai

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : franco-thai
  • franco-thai
  • : apporter informations, cultures, loisirs, outils de communication, etc. Un pont entre la France et la Thaïlande
  • Contact

Partage / Share

Recherche

Archives